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Marie-José Lamothe

Autor von Ladakh: Himalaya

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Werke von Marie-José Lamothe

Ladakh: Himalaya (1987) — Fotograf — 4 Exemplare
LE LIVRE DE L'OUTIL. TOME 1 (1978) — Fotograf — 1 Exemplar

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> Babelio : https://www.babelio.com/livres/Lamothe-Dans-Les-Pas-de-Milarepa/347160

> DANS LES PAS DE MILARÉPA, De l’Éverest au Mont Kailash, par Marie-José Lamothe, éd. Albin Michel. — Impossible avec un tel livre - journal, chronique, récit, poème d’un pèlerinage autour du Mont Kailash - impossible de ne pas penser à ce qu’Alexandra David-Néel écrivait jadis à propos du Tibet : « Quel que soit le prix à payer, il vaut la peine d’avoir hanté l’étrange pays de là-haut, la contrée des nuages et des neiges, ce pays de pierre et de vent avec ses cités énigmatiques cachées dans le labyrinthe des montagnes. » N’est-ce pas exactement ce qu’a ressenti, un demi-siècle plus tard, Marie-José Lamothe lorsqu’en écho à cette phrase elle écrit au début du livre : « À la recherche de quelle vérité marche-t-on pendant quinze ans sur les hautes terres ? » Il ne s’agit pas ici d’un voyage dans la haute montagne, fût-il épuisant et risqué, ni de la quête de quelque maître inconnu, il s’agit de l’accomplissement d’une sorte de promesse, faite à un pays isolé et meurtri et aussi à un homme, un poète, un mystique qui fut l’incarnation de ces terres et de ces montagnes ? Milarépa. C’est le même titre du livre : Dans les pas de Milarépa. Mais a-t-on la moindre idée de ce que cette phrase veut dire lorsqu'il s’agit d’aller déambuler autour du Mont Kailash ? Les pas de Milarépa ne sont pas ceux de Lamartine ou de Chateaubriand et il ne s’agit pas ici d’une promenade littéraire agrémentée de haltes romantiques. Les hauts-lieux du Tibet, il faut les prendre, les aborder, les parcourir au sens propre du mot en double voyage. D’abord ce pèlerinage autour du Mont Kailash, le mont de cristal, tenu depuis toujours en Asie pour le Centre et l’Axe du Monde, le trône de Shiva, et mené à plus de cinq mille mètres d’altitude dans des conditions fatalement éprouvantes. Et ces rencontres successives avec le fantôme omniprésent de Milarépa, âme et chant du Tibet des neiges dont Marie-José Lamothe mit plus de dix ans à traduire les Cent Mille Chants. Double voyage, donc, sur le Toit du Monde et dans l’œuvre de celui qui en fit son unique demeure. Traduire un poète mystique tel que Milarépa est un engagement qui dépasse de loin celui d’une simple entreprise littéraire. C’est s’engager aux côtés de l’homme et de l’œuvre dans un monde si éloigné, si différent du nôtre, et dans une poésie si singulière, exigeante et généreuse, lyrique et radicale, je dirai même surhumaine en bien des endroits, au point de laisser le lecteur aussi nu que s’il avait été frappé et soudain dévêtu par l’éclair d’une foudre intérieure. C’est aussi s’aventurer à la découverte de ses propres possibilités, s’exposer à des émois, des épreuves et des éclairs imprévisibles devant le dévoilement d’une vérité aussi inaccessible, aussi éblouissante que les sommets bleutés, enneigés des montagnes. C’est pourquoi ce livre participe à la fois du récit et du poème en prose, du chant et du message. Il soude en ses pages les montagnes et les mots qui les disent, les paysages et les images du poème, les ruisseaux et le chant intérieur du parcours. Ces paysages éprouvants et grandioses s’inscrivent au cœur des pages, font corps avec les mots. Et la déambulation initiatique autour du mont sacré qui clôture le voyage se confond avec le tracé d’une vie, l’empreinte d’une ultime fidélité, l’estuaire commun du poète et de sa traductrice. Marie-José Lamothe ignorait sûrement, quand elle accomplit ce voyage, que la mort allait l’atteindre très bientôt. L’œuvre n’en devient que plus forte et plus véridique parce quelle nous révèle discrètement mais clairement l’accomplissement d’une promesse, la lumière d’une résolution : donner voix, donner chant, donner vie à Milarépa. Au point que l’on peut dire de celle qui l’a traduit ce qu’il dit de lui-même dans un de ses plus beaux poèmes, celui des Montagnes enneigées :
J’ai enlacé là vie et mort

et donné un exemple d’endurance.
J’ai combattu en unissant

La pointe et le tranchant de l'arme,
dans la lutte engagée sur ce ver-
sant abrupt, j'ai vaincu.
—Jacques LACARRIÈRE
Nouvelles Clés, (18), Été 1998, (p. 70)
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Joop-le-philosophe | May 11, 2024 |

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